Agrile du frêne

Depuis 2017, la région de Québec est aux prises avec un insecte ravageur, l’agrile du frêne. Cet insecte s’attaque aux frênes, une essence très abondante sur son territoire. La Ville de Québec a donc adopté en 2018 un règlement visant à lutter contre la propagation de cet insecte.

Selon cette réglementation, l’Université Laval a la responsabilité de contenir l’infestation, car son campus renferme 371 frênes de rue et 2 696 frênes de boisé. Ces arbres, situés le long des rues principales et du grand Axe, sont tous potentiellement menacés par cet insecte.

Adoption d’un plan d’intervention
Le Service des immeubles (SI) s’est muni récemment d’un plan d’intervention visant à ralentir la propagation de l’agrile du frêne, à protéger la canopée actuelle, à procéder à une gestion avisée de l’abattage des arbres infestés par les larves ravageuses, et au remplacement des arbres coupés par d’autres essences d’arbres.

Plan d’action pour lutter contre la propagation de l’agrile du frêne 2020-2025

Mise sur pied d’un comité de travail
Afin de bien accompagner le SI dans la gestion des impacts, un comité de travail sera prochainement formé parmi divers intervenants issus principalement du SI et de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique.

Traitement utilisé
Pour l’instant, aucun traitement ne permet d’éradiquer complètement l’agrile de frêne. La solution privilégiée est l’injection du biopesticide TreeAzin dans les arbres contaminés afin de ralentir la propagation.

Activité durant l’été
À la suite d’un inventaire effectué sur le campus, une quarantaine d’arbres ont été désignés pour recevoir des injections de TreeAzin afin de prolonger leur vie. Le traitement des arbres malades vise à ralentir l’infestation par les larves, prolonger la vie des arbres et réduire la perte de canopée. Au cours de l’été 2021, les équipes du SI procéderont à l’injection de ce vaccin.

Activité durant l’automne
Les arbres morts ou fortement affectés devront être abattus entre le 1er octobre et le 15 mars de chaque année pour empêcher la propagation de l’insecte et pour assurer la sécurité de la communauté universitaire. Les arbres abattus seront remplacés par d’autres essences d’arbres.

Par la suite, le SI procédera à la gestion des résidus, à leur valorisation ainsi qu’à l’essouchage en bordure de rue.